Après 10 années de développement au sein d’un groupe média d’architecture, d’urbanisme et d’aménagement du territoire durable, Déborah Gubin intègre une holding du diagnostic immobilier et y développe un pôle entièrement dédié à la copropriété et ses opérateurs.
Bruxelloise, Déborah Gubin est venue à Paris pour travailler dans le monde de l’événementiel. Rien ne la destinait au monde de la copropriété ni à celui du diagnostic immobilier, si ce n’est la fibre familiale qui sévit dans le monde de l’architecture et de la construction. Au bout de 10 ans, elle a tout quitté pour voyager seule, dans de nombreux pays. Elle a élu domicile en Afrique du Sud. Puis est venue l’épidémie de covid et comme elle attendait un heureux événement, elle a préféré rentrer en Europe. C’est là que son aventure en copropriété commence. Elle a rencontré les cofondateurs de Radio Immo, Sylvain Levy Valency et Olivier Lucas qui lui ont donné sa chance. C’est ainsi que son chemin a croisé de nombreuses personnalités éminentes, dont Henry Buzy-Cazaux et Gilles Frémont, qu’elle a invités dans ses émissions sur les plateaux du Salon de la Copropriété et de l’Habitat et qui l’ont incitée à s’intéresser à la copropriété.
Sur le chemin du diagnostic
Sur ce même salon, Déborah a fait la connaissance de celui qui va croire en elle, Yannick Ainouche, PDG du groupe Exim. Déborah Gubin explique que « lorsque j’ai rencontré Yannick, il m’a convaincu qu’il fallait se tourner vers le monde du diagnostic. Tout était à faire en matière de communication, de formation et d’équipement sur ce secteur. J’ai travaillé sur des éléments de langage communs entre la tripartite diagnostiqueurs/syndic/copropriétaires, car ces trois cibles ne se comprenaient pas et surtout n’étaient pas informées des besoins et des interrogations des uns et des autres. En 2023/2024, j’ai alors organisé des cycles de conférences sur l rénovation énergétique pour faciliter les échanges et donner une information claire sur les diagnostics. Les salles étaient pleines ». Puis au même moment, l’éditeur de logiciel Septéo décide d’arrêter My DTG et Yannick Ainouche décide de reprendre cette application utilisée par seulement une vingtaine d’entreprises.
Vers une communauté vertueuse
Déborah Gubin s’est alors saisie du dossier avec pour objectif d’en faire un lien incontournable entre tous les professionnels et de créer une communauté vertueuse. C’est alors qu’apparait l’obligation du PPPT (Projet de Plan Pluriannuel de Travaux) dans les moyennes copropriétés, une réglementation qui allait booster le monde du diagnostic. Avec les professionnels du secteur, et surtout grâce à une énergie collective réunissant l’Académie Minerva, la direction informatique et évidemment les opérateurs de terrain, elle a fait évoluer My DTG qui compte à aujourd’hui 225 entreprises adhérentes. La communauté voit alors le jour et s’appelle Global’Copro. Déborah Gubin déclare : « aujourd’hui, nous ne fournissons pas une simple application, mais un véritable réseau à nos clients et nous proposons des formations certifiées Qualiopi, des montées en compétences, des cours particuliers, des rencontres, des outils pédagogiques, des guides techniques et méthodologiques. Bref, un cadre de travail et d’appréhension de ces missions, tourné vers la qualité et la sécurité. Pour adhérer au réseau et utiliser l’app, l’entreprise devra passer un audit de professionnalisme et suivre une formation selon son niveau et son parcours. Nous organisons également des webinaires sur des sujets transverses, comme le chiffrage de travaux, les assurances ou les énergies pour que nos opérateurs puissent véritablement conseiller leurs clients copropriétaires. Nous souhaitons ainsi les faire monter en gamme pour qu’ils deviennent les accompagnateurs des copropriétés et pas seulement des producteurs de rapports. Le but ultime est d’accélérer la rénovation énergétique, diminuer nos émissions de CO2 ». Déborah souhaite passer à la vitesse supérieure en mettant autour de la table opérateurs, gestionnaires et copropriétaires pour connaitre les besoins et les problématiques de chaque partie pour ne pas rester au même stade jusqu’en 2030. Face à ce dynamisme, à cette conviction et à cette forte volonté de faciliter le quotidien des opérateurs, le jury des Grands Prix a décidé de lui décerner le Grand Prix « Parties communes ». « Je suis très honorée de recevoir ce Grand Prix, conclut Déborah Gubin. C’est une jolie reconnaissance et, vu le contexte de lancement dans lequel nous sommes, cela fait du bien à moi, mais aussi à tous les opérateurs que je représente ».









