Si vous ne connaissez pas Anne Coquier, c’est que vous n’êtes pas impliqués dans le secteur de la copropriété dont elle est une figure incontestée.
Son parcours a commencé dans le conseil en communication, une profession qu’elle a exercée pendant plus de 30 ans. En 2011, elle s’est ensuite essayée aux diagnostics immobiliers sans savoir à l’époque qu’elle ferait une deuxième vie dans le secteur de la copropriété. Tout en continuant à travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, Anne Coquier a voulu connaître les rouages du fonctionnement de sa propre copropriété. C’est ainsi qu’elle est entrée dans le conseil syndical de Parly 2. Très investie, car il faut savoir qu’Anne ne fait jamais les choses à moitié, et surtout d’une fidélité à toute épreuve, elle en a pris la présidence d’un Conseil Syndical en 1979 et continue encore aujourd’hui. Elle gère alors sa « grande » copropriété de main de maître et a su s’entourer d’une équipe de choc.
Ensemble, on est plus efficace
C’est alors qu’avec d’autres grandes copropriétés, comme Elysée 2, Parly 2 a échangé des informations concernant la loi de 1965 dont on a fêté les 60 ans, car cette dernière était inadaptée aux problèmes des grands ensembles immobiliers. Et de fil en aiguille, ces copropriétés se sont rapprochées et ont créé l’Union des Syndicats des Grandes Copropriétés (USGC). Et devinez, en plus de ses précédentes fonctions, Anne Coquier a pris la fonction de secrétaire générale de cette association, une fonction qu’elle a remplie pendant dix ans avant d’en prendre la présidence suite au décès du fondateur son mentor, Michel Pradaud, il y a 24 ans. Anne Coquier précise : « l’association USGC regroupe depuis 1991 les gestionnaires de grandes copropriétés pour partager leurs connaissances et mieux faire valoir leurs droits devant les pouvoirs publics. Son objectif est de se positionner en tant qu’association dans laquelle les expériences et les connaissances pourraient être centralisées et analysées et où seraient débattus les problèmes que les grandes copropriétés devaient gérer individuellement. Il s’agissait à l’origine des copropriétés de Parly 2 au Chesnay-Rocquencourt (7500 lots), du Parc Montaigne à Fontenay le Fleury (1100 lots), d’Elysée 2 à la Celle St Cloud (1500 lots), du Parc Central des Grandes Terres à Marly le Roi (1500 lots) et du Parc de Montmorency à Paris 16e (750 lots). Je souhaitais vraiment que chacun puisse s’exprimer et partager ses expériences afin de faire avancer tout le monde dans ses réflexions de gestion, de rénovation et d’entretien de leur grande copropriété ». Aujourd’hui l’USGC a bien grandi, car elle compte 42 copropriétés adhérentes de plus de 100 lots. Cette association centralise les expériences et les connaissances de chacun et les analyse.
Une véritable pépinière active
Anne Coquier ajoute : « au sein de l’USGC, organe de partage, d’échanges et de lobbying, dont l’objet est l’étude de toute question pour promouvoir une gestion performante et adaptée aux grands ensembles immobiliers, la représentation de ceux-ci vis-à-vis des tiers et notamment des pouvoirs publics, la défense des intérêts des dits ensembles, et à travers elle, celle des copropriétaires titulaires des droits sociaux de ces ensembles… Nous nous réunissons tous les mois (hors juillet et août) sur des thèmes divers (juridique, communication, analyse des charges, formation, nouveaux produits ou services), grâce à la participation et l’aide de nos partenaires. Des entreprises ou fournisseurs sont également conviés pour aider les copropriétés à faire les meilleurs choix, apporter des éclairages technologiques nouveaux sur les évolutions, les usages, et orientations, les modes de gestion. Pour nos partenaires c’est aussi intéressant d’avoir un feedback immédiat avec les préoccupations des copropriétaires ». L’USGC fêtera ses 35 ans en 2026. Ne parlez pas de retraite à Anne, et quand sa fille lui dit « maman, tu devrais t’arrêter et profitez un peu », elle lui répond « tant que je continue et que je suis dans l’action, je ne t’ennuie pas avec mes douleurs… ». Et comme si elle avait encore un peu de temps libre, après bien entendu se consacrer à fond à sa fonction de grand-mère, avec son grand cœur, Anne a décidé de rejoindre une autre association dans l’aide à la création d’entreprises en partenariat notamment avec France Travail. Elle s’amuse à dire « c’est encore un travail à temps plein avec des réunions mensuelles, une participation à des colloques, de la veille juridique, la mise en place de partenariats… ». Alors cette carrière entièrement dédiée et loin d’être terminée à priori, méritait amplement un Grand Prix de la Copropriété. Le jury lui a décerné le Grand Prix des 30 ans du salon en hommage à ses 35 ans de bénévolat au service de la copropriété. Un grand merci, Anne, pour ton dévouement, ta gentillesse, ton sourire permanent et ta disponibilité.
Nathalie Vaultrin









