Mieux éclairer tout en réduisant les coûts : tel est l’objectif de toute copropriété. La première opération consiste à passer à l’ampoule LED lorsque ce n’est pas déjà fait. La seconde vise à adopter un éclairage piloté, avec détection de présence et/ou de luminosité, afin de n’éclairer que lorsque cela est réellement nécessaire.

L’éclairage d’une copropriété ne se limite pas à illuminer les parties communes. Il joue également un rôle essentiel en matière de sécurité pour les résidents et de maîtrise des consommations d’énergie, avec un impact environnemental non négligeable. Dans certains cas, le règlement de copropriété peut être adapté pour mieux encadrer l’usage de l’éclairage. Il peut préciser les horaires d’allumage et d’extinction, recommander l’utilisation de luminaires adaptés et correctement orientés, ou prévoir des contrôles réguliers des installations. Il convient tout d’abord de rappeler certaines obligations réglementaires en matière de luminosité. Plusieurs textes doivent être examinés pour garantir la conformité des installations. L’arrêté relatif à la limitation des nuisances lumineuses du 27 décembre 2018 s’applique « aux installations d’éclairage extérieures destinées à favoriser la sécurité des déplacements, des personnes et des biens et le confort des usagers sur l’espace public ou privé… ». Concrètement, il limite la température de couleur (3 000 Kelvin maximum), l’orientation des luminaires (pas d’éclairage vers le haut) et les horaires d’allumage et d’extinction. Les installations doivent également être conformes à la norme NF C 15-100 qui garantit la sécurité des installations électriques et, de fait celle des résidents. Les copropriétés ont l’obligation de vérifier la conformité de leurs installations, d’informer les copropriétaires et, si nécessaire, d’adapter le règlement. Le non-respect de la réglementation peut entraîner des sanctions administratives, engager la responsabilité civile de la copropriété en cas d’accident, et provoquer des litiges entre copropriétaires. Comme le souligne Frédéric Speisser, chef de produit luminaires chez Ledvance, « depuis le 1er janvier 2025, les copropriétés doivent avoir remplacé les luminaires qui émettent plus de 50 % de leur lumière au-dessus de l’horizontale, comme les luminaires de type ‘boule’. Ces luminaires restent inefficaces, car seuls 50 % de la lumière éclaire réellement la zone ciblée. Le reste se perdant dans l’environnement, générant ainsi une nuisance lumineuse et une consommation d’énergie inutile ». Le Code civil permet par ailleurs aux copropriétaires de se défendre contre les nuisances lumineuses excessives, considérées comme des troubles anormaux de voisinage. Les syndics ont, de leur côté, l’obligation de veiller à la conformité des installations et d’informer les copropriétaires des travaux nécessaires. S’ajoute à cela, la loi dite PMR pour les personnes à mobilité réduite, qui concerne également l’éclairage. Stéphane Aubry, directeur général de Securlite, confirme que «la loi du 24/12/2015 définit l’accessibilité électrique dans les bâtiments de logement. Elle impose un niveau moyen de 100 lux (unité de mesure lux indique l’intensité d’éclairage) dans les circulations horizontales, 150 lux moyen dans les escaliers et 20 lux dans les parkings et cheminements extérieurs. En cas de travaux, cette mise aux normes est obligatoire. Pour s’en assurer, la copropriété peut nous demander une étude d’éclairage que nous proposons gratuitement, afin de dimensionner correctement l’installation ».
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