Depuis le 1er janvier 2025, la réglementation liée aux copropriétés se durcit, avec l’entrée en vigueur du DPE collectif. Les copropriétés de 50 à 200 lots doivent désormais réaliser ce diagnostic qui s’inscrit dans la continuité de la loi Climat et Résilience, après son application depuis 2024 aux copropriétés de plus de 200 lots.

Dans une période qui a tendance à remettre en cause nombre de réglementations relevant des économies d’énergie, il n’est pas évident que le déploiement du DPE collectif soit bien accueilli par les copropriétaires, d’autant qu’il représente un coût non négligeable, de 1 000 à 5 000 euros selon les chiffres de l’Ademe. Néanmoins, en dehors de l’aspect réglementaire, faire réaliser ce DPE permet d’identifier les forces et faiblesses de la copropriété, d’identifier et de chiffrer à terme les possibilités d’amélioration énergétique. Ce DPE collectif s’applique à tous les bâtiments d’habitation dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Cette démarche ne doit pas être confondue avec le DPE individuel, demandé par des copropriétaires lors de l’achat ou la revente de leur bien. La distinction entre ces deux types de diagnostics réside dans leur périmètre d’application. Le DPE collectif examine l’ensemble du bâtiment, tandis que le diagnostic individuel se concentre sur un lot spécifique. Autre différence, un DPE collectif doit être réalisé par un professionnel possédant une certification « tous types de bâtiments ». La durée de validité est de 10 ans pour les deux types de DPE, mais leurs résultats peuvent être différents. En effet, un appartement peut obtenir une étiquette énergétique différente de l’ensemble du bâtiment pour de multiples raisons : rénovations individuelles déjà réalisées, situation dans l’immeuble, mode de chauffage, exposition…
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